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Au Fil des Pages

Au Fil des Pages

De la lecture au fil des jours...

Catégorie : Litterature Classique

La loi de la jungle

Chimère — — Rudyard Kiplinglitterature classiquelitterature anglaise
La loi de la jungle

De quoi ça parle ?

Deuxième série de nouvelles et contes autour de Mowgli mais pas seulement.

Pourquoi ce livre ?

Parce que j’ai lu le premier ? Oui mais surtout parce que dans mes souvenirs de lecture c’est avec ce second livre de la jungle que j’ai découvert Mowgli et sa bande.

Est-ce que c’est bien ?

De mon point de vue, c’est même bien meilleur que le premier. On y retrouve un Mowgli plus adulte mais aussi des personnages fascinants au sein de la faune. Il y a du suspens, de l’aventure, des contes et légendes entrecoupés de poèmes qui concluent chaque histoire. J’aime beaucoup l’histoire du Mugen par exemple et le dialogue entre lui, le chacal et la grue est particulièrement drôle mais aussi dramatique dans ses sous-entendus, sans compter la conclusion de l’histoire. Les rapports entre la nature et le monde des hommes sont plus tendus également. Le départ définitif du petit d’homme de la jungle clôt le tout. C’est loin de l’image enfantine et bisounouresque de l’adaptation Dysney et en un sens plus profond et plus marquant.

Quelle note ?

4/5

 

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L'abus de fantômes est dangereux pour la santé

Chimère — — Edgar Wallacepolicierlitterature anglaiselitterature classique
L'abus de fantômes est dangereux pour la santé

De quoi ça parle ?

C’est l’histoire d’Andrew McLeod, venu dans le quartier résidentiel de Beverly arrêté un cambrioleur escroc sur les bords et qui se retrouve à enquêter sur un meurtre, du chantage à n’en plus finir, un usurier machiavélique tout en faisant de son mieux pour empêcher que les soupçons se portent sur Stella Nelson une jeune femme dont il est tombé amoureux et qui semble semer les indices de sa culpabilité partout.

Pourquoi ce livre ?

Je n’en sais rien, le titre peut-être ? Je ne connaissais pas du tout l’auteur.

Est-ce que c’est bien ?

C’est plutôt finement joué. On nous balade de suspect en suspect et de mystère en mystère. L’écriture est agréable et accessible mais je n’en ferai pas le summum de mes lectures préférées. Sans doute parce que les personnages principaux sont moins intéressants que les secondaires dans certains cas (j’ai un faible pour le très marrant et très voleur Scottie) et que j’ai deviné l’identité secrète de l’infâme usurier avant le détective si doué et le très habile journaliste. Cela n’empêche pas d’apprécier la chasse au meurtrier et la résolution d’énigmes annexes.

Quelle note ?

3/5

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Un vol, deux clés, deux suspects ou pas...

Un vol, deux clés, deux suspects ou pas...

De quoi ça parle ?

D’un cambriolage. Plus de 300000 francs qui se volatilisent d’un coffre d’une banque. La serrure n’a pas été forcée et seules deux personnes en possédaient la clef et la combinaison : le banquier Fauvel et son caissier principal Prosper Bertomy qui est aussitôt accusé (à tort bien évidemment). Mais ce vol ne cacherait-il pas un crime bien plus grave ?

Pourquoi ce livre ?

Parce que, j’aime beaucoup Emile Gaboriau depuis L’affaire Lerouge. Son détective, l’agent de la Sureté Monsieur Lecoq véritable caméléon, redoutable d’intelligence qu’il met au service de la justice est un personnage qui ne s’oublie pas et sera précurseur de beaucoup d’autres y compris outre-manche.

Est-ce que c’est bien ?

Ben oui, ça l’est. D’abord, on nous sert une intrigue des plus savoureuses et des plus compliqués avec des personnages embourbés dans un sacré sac de nœuds. Certes, j’ai eu de gros soupçons sur un certain personnage qui se sont avérés exacts mais je n’avais absolument pas prévu la machination crapuleuse et criminelle qui était bien cachée par ce coupable somme toute évident. Mes neurones ont pas mal chauffés avec les indices laissés ici et là et la révélation de toute l’affaire est vraiment passionnante. Malgré quelques dialogues un peu datés, l’écriture passe très bien et le récit aurait même pu être écrit de nos jours, il n’aurait pas démérité. Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les secrets de famille sont tout de même de bons ingrédients pour concocter des énigmes policières des plus tordues et fascinantes

Un extrait ?

– Est-ce possible ! murmurait le caissier dont toutes les idées étaient bouleversées, est-ce possible !
– Quoi ?
– Tout ce que vous venez de m’apprendre.
M. Verduret bondit en homme peu habitué à voir ses auditeurs douter de la sûreté de ses informations.
– Si c’est possible ! s’écria-t-il, mais c’est la vérité même, la vérité prise sur le fait et exposée toute palpitante.
– Quoi ! de telles choses peuvent se passer à Paris, au milieu de nous, sans que…
– Parbleu ! interrompit le gros homme, vous êtes jeune, mon camarade ! il s’en passe bien d’autres… et vous ne vous en doutez guère. Vous ne croyez, vous, qu’aux horreurs de la cour d’assises. Peuh ! on ne voit au grand jour de la Gazette des Tribunaux que les mélodrames sanglants de la vie, et les acteurs, d’immondes scélérats, sont lâches comme le couteau ou bêtes comme le poison qu’ils emploient. C’est dans l’ombre des familles, souvent à l’abri du code que s’agite le drame vrai, le drame poignant de notre époque ; les traîtres y ont des gants, les coquins s’y drapent de considération, et les victimes meurent désespérées, le sourire aux lèvres… Mais c’est banal, ce que je vous dis là, et vous vous étonnez…

Le dossier 113 - Emile Gaboriau

Il y a une suite ?

D’autres enquêtes de Lecoq existent et je compte bien en lire le maximum.

Quelle note ?

4/5

 

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Mode d'emploi princier

Chimère — — Nicolas Machiavellittérature italiennelitterature classiqueessais
Mode d'emploi princier

Cette lecture manquait à ma culture générale. C’est maintenant chose faite. J’ai vu, j’ai lu, j’ai tout compris et même que j’ai vraiment apprécié. Je n’irai pas jusqu’au coup de cœur, mais comparé à L’art de la guerre de Tsun Zu, c’est tout de même plus lisible et digeste et surtout le sujet est plus intéressant.

J’avais un peu peur de ce livre mais en fait c’est très accessible et surtout compréhensible. En résumé : Macchiavel c’est un gars qui ne se fait aucune illusion sur la nature humaine. Et quelque part c’est rassurant. Et puis c’est un gars sympa plein de bons conseils du genre : un bon ennemi est un ennemi mort si possible avec toute sa descendance et ses éventuels alliés afin d’éviter les vengeances mesquines, ne pas tenir ses promesses est une nécessité si elles sont susceptibles de vous affaiblir, et il est possible voire parfois recommandé d’aller à fond dans le sordide, les coups tordus bien dégueulasses, mais mieux vaut ne pas étaler sa vilénie sur une trop grande période de temps. Et en plus il explique les choses en donnant des exemples historiques forcément, ça pose bien le propos. J’aime tout particulièrement ce passage qui me paraît plutôt logique et frappé au coin du bon sens :

 

Bien des gens ont imaginé des républiques et des principautés telles qu'on n'en a jamais vues ni connues. Mais à quoi servent ces imaginations ? Il y a si loin de la manière dont on vit à celle dont on devrait vivre, qu'en n'étudiant que cette dernière on apprend plutôt à se ruiner qu'à se conserver ; et celui qui veut en tout et partout se montrer homme de bien ne peut manquer de périr au milieu de tant de méchants.

[Je dédie ce passage à Ned Stark personnage du Trône de fer qui aurait vraiment dû le lire].

Le Prince - Nicolas Machiavel

 

Autant vous dire que si vous prévoyez de vous lancer dans une quelconque conquête du pouvoir ce texte va vous être très utile.

Sur cela s'est élevée la question de savoir s'il vaut mieux être aimé que craint, ou être craint qu'aimé ?
On peut répondre que le meilleur serait d'être l'un et l'autre. Mais, comme il est très difficile que les deux choses existent ensemble, je dis que, si l'une doit manquer, il est plus sûr d'être craint que d'être aimé.

Le Prince - Nicolas Machiavel

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C'est le plus grand des voleurs (air connu)

C'est le plus grand des voleurs (air connu)

Arsène Lupin ! Non mais qui ne connaît pas ce personnage mythique créé par Maurice Leblanc, ce génial cambrioleur roi du déguisement, aux exploits plus incroyables les uns que les autres, suscitant l’effroi et l’admiration, ayant toujours un coup d’avance sur la police, mythique je vous dis voire légendaire (les fans d’How I met your mother, savent de quoi je parle).

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur présente le personnage et regroupe quelques nouvelles racontant les aventures et exploits de ce voleur hors du commun. Rien que la première histoire racontant l’arrestation et l’évasion d’Arsène Lupin est un vrai petit bijou où l’on est de toute façon du côté du voleur aux dépens du gendarme et où il est impossible de ne pas jubiler devant les coups tordus imaginé par ce cher Arsène qui va même jusqu’à organiser un cambriolage de haut vol depuis sa cellule. C’est drôle, avec un sens du suspens et du retournement de situation, et j’ai adoré. Les récits suivants sont plus ou moins aussi aboutis, mais tout aussi intéressant et la dernière nouvelle boucle la boucle puisqu’elle renvoie au début.

 

La relecture a été une très bonne surprise dans le sens, où la première découverte remonte à loin dans le passé et où ne me souvenant plus de tous les détails j’avais l’impression de lire de l’inédit. Et puis le style n’a pas pris une ride, sauf pour quelques dialogues qui font un peu datés, ce qui rend la lecture encore plus agréable.

 

Donc, là je suis remontée à bloc pour les lire les autres aventures du gentleman cambrioleur. Si vous ne connaissez pas, foncez sans hésitation.

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De l'importance de demander une chambre avec vue...

De l'importance de demander une chambre avec vue...

Ah là, là ! Chambre avec vue, que de souvenirs ! Mon premier film en V.O,  ce fut d’ailleurs la seule et unique fois où j’ai suivi avec intérêt les cours d’anglais à l’école c’est pour dire. Donc, après le film, j’ai lu le livre et là encore re coup de foudre. Et puis, l’occasion du challenge s’est présentée et j’ai donc relu mais en anglais cette fois ci.

 

Lucy Honeychurch jeune anglaise du tout début du XXème siècle et sa cousine jouant les chaperons font un séjour à Florence. La voilà toute désappointée, car la promesse d’une chambre avec vue sur l’Arno n’a pas été tenue. C’est alors qu’intervient Monsieur Emerson et son fils Georges eux ont une chambre avec vue et cela ne les dérange pas de faire l’échange.

 

A partir de là, deux mondes totalement opposés se rencontrent et cela fait des étincelles et mon petit cœur de lectrice a suivi avec allégresse toute les péripéties du récit qu’il connait déjà sauf pour des détails oubliés qui ont fait tout le sel de cette relecture. J’adore les personnages même secondaires, même Cecil Wyse qui est pourtant le rival de George, les hésitations de Lucy entre la raison et la passion, l’Italie, l’inénarrable cousine Bartlett, tout quoi.

 

Un coup de cœur attendu et pas de déception. Je fini mon challenge en beauté et c’est bien. Je ne saurai trop vous en recommander la lecture si vous ne connaissez pas, c’est un beau roman, c’est une belle histoire.

 

De l'importance de demander une chambre avec vue...

NB : la couverture n’étant pas très inspirante, j’ai décidé de bidouiller une image à ma façon, donc inutile de chercher le livre avec cette illustration-là.

 

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La foire aux vanités

Chimère — — defis lectureslitterature classiquelitterature anglaise
La foire aux vanités

Les vacances c'est super, on en profite pour enfin lire ces gros pavés que l'on s'était promis de lire pendant toute l'année et même que l'on s'était inscrite à un challenge pour ça (voir logo ci dessus). Et qu'est ce qu'on regrette maintenant que c'est fait, de ne pas l'avoir lu plus tôt. On c'est moi. Je viens de passer des heures fabuleuses de lecture et je suis encore sur mon petit nuage. 

Cela dit, j'en descends un petit peu pour vous en parler en bien, et plus qu'en bien même. Donc l'histoire : C'est l'histoire d'une jeune fille qui..ou plutôt non,en fait il y en a deux, deux jeunes filles sortant de pension,. Pour l'une l'avenir semble tout tracé, le retour dans la maison familiale et la probabilité d'un mariage avec un jeune homme choisi par sa famille, du même milieu aisé, des enfants, un train de vie plus que confortable. Pour l'autre c'est plus incertain, pauvre, sans famille et sans appui dans le monde, elle deviendra gouvernante pour les filles d'un petit baronnet. Mais, quand le destin et à plus forte raison quand le destin s'appelle l'auteur s'en mêle, les choses ne sont pas si simple. Et rien ne garanti que tout se passera comme prévu.

Prenez, notre orpheline, elle est sans le sou certes mais elle est maligne, intelligente et sans aucun scrupule. En voilà une qui saura sans doute mener sa barque très loin. D'autant qu'elle n'a d'autre intérêt dans la vie que le sien propre. Et quant à la douce autre jeune fille qui semble mieux lotie par la position sociale de sa famille, il n'est pas sur que dans la lutte pour la survie, elle soit la mieux armée des deux. Et tout autour, d'autres personnages s'agitent pour eux aussi atteindre les hauteurs  inestimables du paradis de la richesse et de la gloire sociale, certains chutent, d'autres y parviennent avec plus ou moins de facilité mais rien ne dit qu'ils resteront au sommet de la chaîne alimentaire.

Portrait cruel et sans concession de la nature humaine dans tout ce qu'elle peut avoir de plus affligeant de bêtise, de superficialité, d'hypocrisie, de vénalité, d'orgueil et de présomption. Mais, on découvre aussi au détour des pages, un peu d'espoir pour l'amour, le don de soi, et la solidarité aussi. 

Si vous n'avez pas encore lu La foire aux vanités, rattrapez cette erreur vite.

 

La foire aux vanités
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A la découverte d'un classique du fantastique

Chimère — — R.L.Stevensonlitterature classiquelitterature anglaise
A la découverte d'un classique du fantastique

De quoi ça parle ?

Heu…Il y a vraiment besoin de résumer ? Bon, bon ça va, je vais le faire. Alors c’est l’histoire d’un certain Henry Jekyll brillant scientifique qui décide de se créer grâce à l’absorption d’une décoction de son cru, un double Mr Hyde son antithèse physique et morale afin de s’adonner à ses pulsions inavouables tout en conservant les apparences d’un homme vertueux et respectable. (On appelle ça de l’hypocrisie mais soit, passons). Et disons que comme dans toute histoire de savant maboul, les choses vont déraper…mais vraiment déraper.

Pourquoi ce livre ?

C’est typiquement le genre de classique que l’on croit connaître à fond sans l’avoir lu. J’ai voulu confronter mon idée de l’histoire au texte original.

Est-ce que c’est bien ?

Le texte est court et dense. La découverte progressive des liens entre Jekyll et Hyde monte en puissance jusqu’à la révélation finale. Le seul hic, c’est que connaissant l’histoire, il n’y avait pas vraiment de surprise. Mais par contre, l’écriture est très efficace. Pas de temps mort ni de superflu dans les détails, presque des faits cliniques ce qui fait probablement que la mayonnaise prend. Comme quoi, c’est possible d’installer une ambiance fantastique légèrement angoissante sans en faire des tonnes niveau pages. L’économie de moyens a parfois du bon. Bon dans ma liste de classiques du fantastique à découvrir je peux rayer celui-ci et le mettre avec le Dracula de Bram Stoker dans la case bonne pioche.

Quelle note ?

4/5

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