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Au Fil des Pages

Au Fil des Pages

De la lecture au fil des jours...

Catégorie : Litterature De L'imaginaire

Le dernier apprenti sorcier

Le dernier apprenti sorcier

De quoi ça parle ?

Peter Grant agent de police encore en probation se retrouve à monter la garde près d’une scène de crime où un homme a été retrouvé décapité. C’est alors que se présente à lui un témoin qui se trouve être………….un fantôme. Sa carrière prend alors une toute autre tournure quand il est recruté par Thomas Nightingale, un sorcier, le seul représentant d’une brigade spéciale chargée des enquêtes sur le surnaturel au sein de la Police Métropolitaine de Londres, dont il devient l’apprenti.

 

Pourquoi ce livre ?

Les échos étaient positifs. J’avais vu une interview de l’auteur qui m’a paru sympathique et a très bien vendu son concept. L’idée de base me plaisait.

 

Est-ce que c’est bien ?

Alors que je me trouvais au cours d’une longue traversée du désert (comprenez que j’étais en panne de lecture), ce livre m’a remise sur les rails en quelques pages. Je l’ai lu d’une traite et me suis beaucoup amusé à suivre les premiers pas de Peter dans le monde de la magie, du surnaturel. C’est d’autant plus marrant que le héros narrateur est doté d’un esprit scientifique qui le pousse à savoir comment ça marche et de ne pas se satisfaire des réponses de son maitre (on s’en fout c’est magique !) quitte à faire exploser leur laboratoire suite à une expérience hasardeuse.

L’humour ne fait pas oublier l’histoire qui s’avère intéressante et pour une fois pas trop tirée par les cheveux donc « crédible ». J’aime bien l’univers développé. On y croise des génies des lieux humains qui personnifient les rivières (la guéguerre entre Mère Tamise et Père Tamise met bien l’ambiance dans une intrigue déjà explosive), la magie a été codifiée par Newton (un type visiblement touche à tout), il y a des trolls qui vivent sous les ponts, le surnaturel est caché aux yeux de tous d’où les explications officielles qui sont parfois vraiment limites mais forcément drôles. L’auteur offre surtout l’occasion de se balader dans Londres, ses rues, quartiers et son histoire. On voit qu’il connait à fond son sujet donc sans plan et sans boussole j’ai suivi en toute confiance.

Un extrait ?

 

« Et c’est là que vous me dites qu’il existe une brigade secrète de la Métro dont la mission est de s’en prendre aux fantômes, aux goules, aux fées, aux démons, aux sorcières et aux sorciers, aux elfes, aux farfadets… ? Vous pouvez m’arrêter avant que je sois à court de créatures surnaturelles.
- Vous n’êtes pas au bout de vos surprises.
- Les extraterrestres aussi ? me sentis-je obligé de demander.
- Pas encore.
-Et la brigade secrète de la Métro ?
- Il n’y a que moi, j’en ai peur »

Les rivières de Londres - BenAaronovitch

  Il y a une suite ?

Oui, il y en a une que je veux bien sûr.

 

Quelle note ?

 

4/5

Il y a une suite ?

Oui, il y en a une que je veux bien sûr.

 

Quelle note ?

4/5

Le dernier apprenti sorcier
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Alpha & Omega

Alpha & Omega
Alpha & Omega

  De quoi ça parle ?

L’histoire reprend là où s’arrête la préquelle. D’où l’intérêt de lire Origine avant parce qu’autrement c’est difficile de comprendre le personnage d’Anna. C’est dans le Montana au sein même de la meute du Marrock que se poursuit l’intrigue quand Charles le fils de celui-ci est envoyé avec Anna à la poursuite d’un « loup solitaire » qui a agressé plusieurs personnes dans les montagnes.. 

 

Pourquoi ce livre ?

Parce que la préquelle m’a donné envie et que j’aime beaucoup Patricia Briggs.

 

Est-ce que c’est bien ?

La montagne, l’hiver, la neige, mais qu’est-ce que j’ai pu me geler avec ce livre !

C’est vraiment intéressant de découvrir cette partie de l’univers dont on entend beaucoup parler depuis les aventures de Mercy Thompson mais que l’on n’a jamais eu l’occasion d’explorer à fond à savoir : Bran le Marrock, sa famille et sa meute. Alors que dans les aventures de Mercy, l’histoire était racontée de son point de vue à elle, ici la perception que l’on se fait des personnages que l’on croit bien connaitre est très différente. De plus, les intrigues de Mercy ont leurs échos et leurs répercussions dans celles d’Alpha & Omega. (L’idéal serait donc de lire les séries en parallèle).

Donc, dans cette histoire, la mission facile de prime abord va très vite se compliquer à cause de noirs secrets que cache un des membres de la meute, qui est du reste un des personnages le plus pittoresque et attachant que l’on rencontre. Il y aurait matière à en faire un personnage principal.

Il est aussi question du couple Charles et Anna et comment leur lien particulier va finir par se forger. Ils sont mignons tout plein tous les deux, on leur souhaite beaucoup de bonheur. Et on en apprend plus sur ce fameux don qu’est un Omega. J’aime beaucoup l’idée développée qui offre une cohésion à cette idée de magie de meute.

C’est avec tous ces éléments liés les uns aux autres que l’auteur offre un univers décidément très riche et suffisamment complexe pour qu’on ne s’en lasse pas.

 

Il y a une suite ?

Oui, deux tomes de plus qui sont déjà sur ma liste. Je vous ai déjà dit que j’aimais beaucoup Patricia Briggs non ?

 

Quelle note ?

4/5

De quoi ça parle ?

L’histoire reprend là où s’arrête la préquelle. D’où l’intérêt de lire Origine avant parce qu’autrement c’est difficile de comprendre le personnage d’Anna. C’est dans le Montana au sein même de la meute du Marrock que se poursuit l’intrigue quand Charles le fils de celui-ci est envoyé avec Anna à la poursuite d’un « loup solitaire » qui a agressé plusieurs personnes dans les montagnes.. 

 

Pourquoi ce livre ?

Parce que la préquelle m’a donné envie et que j’aime beaucoup Patricia Briggs.

 

Est-ce que c’est bien ?

La montagne, l’hiver, la neige, mais qu’est-ce que j’ai pu me geler avec ce livre !

C’est vraiment intéressant de découvrir cette partie de l’univers dont on entend beaucoup parler depuis les aventures de Mercy Thompson mais que l’on n’a jamais eu l’occasion d’explorer à fond à savoir : Bran le Marrock, sa famille et sa meute. Alors que dans les aventures de Mercy, l’histoire était racontée de son point de vue à elle, ici la perception que l’on se fait des personnages que l’on croit bien connaitre est très différente. De plus, les intrigues de Mercy ont leurs échos et leurs répercussions dans celles d’Alpha & Omega. (L’idéal serait donc de lire les séries en parallèle).

Donc, dans cette histoire, la mission facile de prime abord va très vite se compliquer à cause de noirs secrets que cache un des membres de la meute, qui est du reste un des personnages le plus pittoresque et attachant que l’on rencontre. Il y aurait matière à en faire un personnage principal.

Il est aussi question du couple Charles et Anna et comment leur lien particulier va finir par se forger. Ils sont mignons tout plein tous les deux, on leur souhaite beaucoup de bonheur. Et on en apprend plus sur ce fameux don qu’est un Omega. J’aime beaucoup l’idée développée qui offre une cohésion à cette idée de magie de meute.

C’est avec tous ces éléments liés les uns aux autres que l’auteur offre un univers décidément très riche et suffisamment complexe pour qu’on ne s’en lasse pas.

 

Il y a une suite ?

Oui, deux tomes de plus qui sont déjà sur ma liste. Je vous ai déjà dit que j’aimais beaucoup Patricia Briggs non ?

 

Quelle note ?

4/5

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Finishing School

Finishing School
Finishing School

De quoi ça parle ?

Sophronia Temmininck, 14 ans, fait le désespoir de sa mère. Plus préoccupée par des études scientifiques, l’escalade et la fraternisation avec les classes inférieures, que de correspondre à l’image de la parfaite jeune fille de bonne famille, Sophronia est un cas désespéré pour Mrs Temmininck dont le seul espoir est de faire admettre sa fille dans la prestigieuse école de Mademoiselle Géraldine où elle recevra l’éducation qui convient à une fille de sa classe sociale. Mais, chez Mademoiselle Géraldine, entre deux cours de maintien et de danse, les élèves sont surtout formées à l’art délicat de l’espionnage et de l’assassinat.

Pourquoi ce livre ?

Non mais est-il besoin de poser la question ? C’est un roman qui se passe dans l’univers du Protectorat de l’ombrelle, mais 25 ans avant, rien que ce fait justifie la lecture. Autrement l’idée d’une école située à bord d’un immense dirigeable flottant au-dessus du Dartmoor n’est-elle pas une raison suffisante ?

Est-ce que c’est bien ?

Si vous cherchez une ambiance proche du Protectorat de l’Ombrelle, vous risquez d’être un peu déçu, mais si vous voulez vous faire une autre idée de ce monde, c’est l’idéal. Certes l’héroïne a quelques caractéristiques proches d’Alexia (notamment son intérêt pour les nouvelles technologies) mais elle est plus jeune et l’ambiance est nettement plus histoire de collège ou de lycée (avec la peste de service par exemple).

Le surnaturel est à peine évoqué et mis à part un loup garou et un vampire, histoire de rappeler qu’ils ont une existence légale, le contexte est beaucoup plus orienter steampunk. Notamment avec ces domestiques mécaniques dont on ne nous parle absolument pas dans les aventures d’Alexia et que j’ai trouvé pour certains limites inquiétants.

De sortes que si vous n’avez pas lu Le Protectorat de l’Ombrelle, vous pouvez lire Finishing School sans avoir l’impression de manquer d’information. Par contre, pour les autres, l’auteur a fait le lien en introduisant plusieurs personnages secondaires des folles aventures d’Alexia (je vous les laisserai découvrir). En tout cas, question patronymes surprenants et pittoresques c’est assez bien fourni, le genre de chose dont je suis assez friande (mais inutile de me demander la prononciation pour certains) de Mrs Barnaclegoose à la meilleure amie Dimity Plumley-Teignmotts et son frère Pillover, c’est à croire, que trouver le maximum de noms exotiques so british faisait partie du cahier des charges de l’auteur.

Bref, j’ai adoré revenir dans l’univers d’Alexia et d’en découvrir d’autres aspects. J’ai adoré cette idée d’école dirigeable survolant l’Angleterre où la seule personne à ignorer que l’on y enseigne l’art de l’espionnage, du chantage et de l’assassinat par tous les moyens est la directrice de l’établissement elle-même. Je me suis beaucoup amusé avec les aventures rocambolesques de Sophronia et ses amis qui décidemment n’en ratent pas une pour se mettre dans le pétrin et s’en sortir avec brio ou de façon fort peu orthodoxe parfois.

Bien que n’ayant pas eu le coup de foudre comme pour la série précédente, c’est quand même un bon moment à passer et la suite je l’espère permettre de répondre à quelques interrogations qui me trottent dans la tête. Ah et mention spéciale à Bumbersnoot, le petit chien mécanique le plus craquant et mignon jamais croisé. Je veux le même (en plus il fait bouillote, c’est trop pratique !).

Un extrait ?

« Excellent. Ignorance is most undervalued in a pupil. And have you kill anyone recently ? »
Sophronia blinked “Pardon ?”
“Oh you know, a knife to the neck or perhaps a clevery noosed cravat ?”
Sophronia said only “Not my preferred diversion.”
“Oh dear, how disappointing. Well don’t you fret. We shall soon find you some useful hobby. »

Etiquette & Espionnage - Gail Carriger

C'est en VO mais c'est facile à lire ?

Sans avoir beaucoup de difficulté, j’ai quand même dû faire des progrès sur les termes vestimentaires (c’est fou le nombre de trucs que peut porter une fille en ce temps-là) mais il n’y a pas de réel problème de compréhension du récit.

Il y a une suite ?

Ah ben oui. Curtsies & Conspiracies le second tome est prévu pour novembre. Je serai sur les rangs.

Quelle note ?

4/5

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Living with the Dead

Living with the Dead
Living with the Dead

De quoi ça parle ?

Sarah et David ont monté leur petite affaire d’extermination de zombies depuis que le monde s’est écroulé sous l’épidémie et que le chaos règne dans les badlands. Or un nouveau commanditaire à savoir un scientifique solitaire au fin fond d’une base militaire secrète a fait appel à leurs services pour obtenir des zombies « vivant » (si je puis dire) afin d’expérimenter une possible cure qu’il tente de mettre au point. Une folle lueur d’espoir pour ce monde peut-être… quoique…

Pourquoi ce livre ?

Parce que j’avais bien aimé le premier tome qui donnait à voir des perspectives intéressantes.

Est-ce que c’est bien ?

Dans la mesure où dès la rencontre avec leur nouvel employeur, j’ai ressenti comme David de très mauvaises vibrations, je dirai que ce n’est pas pour l’originalité et la surprise de l’intrigue que j’ai apprécié ce deuxième tome. Certains développements de l’histoire se voient arriver mais de très loin et sans qu’on ait besoin de zoom longue distance pour ça. J’étais 100% d’accord avec l’opinion de David sur le personnage du scientifique et sur ce coup-là, Sarah m’a beaucoup déçue dans son manque de jugeotte, sa naïveté. Mais l’amour triomphe de tout.

Je dirai plutôt que les personnages sont sympathiques à suivre et que ce monde tout juste entré dans sa période apocalyptique est un peu mieux développé ici avec ses camps de réfugiés, ses badlands, sa mythique (mais existe-t-elle vraiment ?) zone non infectée, et donc, on s’implique un peu plus dans le quotidien du chasseur de zombies ou du survivant de base. Sans compter les nouvelles donnes que l’auteur distille au gré des pages avec une fin qui amène une douloureuse interrogation sur notre couple de héros.

Les titres de chapitre sont toujours aussi évocateurs et marrants, il y a de l’action et des rebondissements, bref, on ne s’ennuie jamais avec ces gens-là. Donc pour une lecture détente et pour rire un peu au milieu de tous ces morts vivants un peu glauques, c’est l’idéal.

Un extrait ?

Les camps mis à part, les bibliothèques étaient certai­nement les lieux de rendez-vous les plus courus de l’ère zombie. C’était plutôt drôle, car avant l’épidémie, il était difficile d’y faire venir du monde et nombre d’entre elles se démenaient pour obtenir des subventions ! Mais après… eh bien on pouvait s’y détendre, s’y informer et se réconforter grâce à leurs livres et à leurs vieux magazines. (…)
 Comme il n’y avait personne à proximité pour me voir, je fis écran de mon corps et ouvris doucement mon sac à dos. Le Kid me regarda avec des yeux ronds tandis je glissais délicatement le bouquin parmi les affaires que contenait mon sac, puis je le recouvrais avec le sweat à capuche que je portais le matin même, quand il faisait frisquet.
Voler un livre dans une bibliothèque était devenu un véritable sacrilège. Tout particulièrement un livre susceptible d’aider d’autres survivants dans leur combat quotidien.
Ce que j’aurais dû faire, c’est placer le bouquin sur les tables qui avaient été réunies au centre de la salle. S’y trouvaient des ouvrages spécifiques qui contenaient tout ce qu’un être humain peut désirer savoir dans un monde livré à la folie zombie. Livres sur l’assainissement de l’eau, l’agriculture, les armes et la construction. Exactement le genre de trucs que vous voyez à longueur d’épisodes à la télé, dans Survivor, Lost et autres

Zombie Business Jesse Petersen

Il y a une suite ?

Oui mais pas traduite. Je la note dans mon carnet, je poursuivrai peut-être l’histoire en V.O.

Quelle note ?

3,5/5

Et pour connaitre mon avis sur le premier tome suivez le lien

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Alpha & Omega

Alpha & Omega

De quoi ça parle ?

De loups garous… Ça ne vous avance pas beaucoup n’est-ce pas ? Se basant sur l’univers créé autour de son héroïne Mercy Thompson, l’auteur a développé une autre série dont ce livre en est la préquelle. De la taille d’une bonne grosse nouvelle, il raconte la rencontre entre Anna ‘l’Omega récemment changée en louve garou et Charles Cornick l’Alpha le fils du Marrock (le grand patron des grands patrons chez les loups garous).

Pourquoi ce livre ?

Pour explorer d’autres aspects de l’univers de Mercy Thompson.

Est-ce que c’est bien ?

Pour une longue nouvelle, c’est plutôt bien exploitée. Les personnages sont certes moins bien fouillés que dans un roman où on peut prendre le temps de les développer mais ils ont un petit quelque chose qui fait que l’on a envie de les suivre. L’histoire en elle-même est assez basique, Charles est à Chicago pour demander des comptes à l’alpha de la meute d’Anna sur un certains nombres d’exactions sur des humains et sur les membres de sa propre meute mais l’affaire va s’avérer plus complexe. Evidemment, on voit venir la romance entre ces deux-là de très loin mais comme ils sont attendrissants, on peut bien faire abstraction de la grosseur de la ficelle voire de la corde. Sans compter que l’univers s’enrichi encore une fois avec ce concept très intéressant de loup omega équivalent de l’homme-médecine indien. Une bonne entrée en matière pour cette future série qui s’annonce sous des auspices favorables.

Il y a une suite ?

Oui, entre autres le premier tome qui est dans ma P.A.L.

Quelle note ?

3,5/5

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Le cycle des démons

Le cycle des démons

De quoi ça parle ?

Le monde appartient aux humains le jour et aux démons la nuit. La nuit si tu n’es pas barricadé entre quatre murs et portes closes, eux-mêmes gravés de runes de protection, tu es mort ! Vivant dans une terreur quasi permanente, les humains survivent comme ils peuvent en attendant un hypothétique Libérateur. Trois destins pourront peut-être changer la donne, celui d’Arlen, Leesha et Rojer.

Pourquoi ce livre ?

Par curiosité car le peu que j’en savais par les retours que j’ai pu lire m’a suffisamment intriguée et donné envie de découvrir par moi-même.

Est-ce que c’est bien ?

Je crois bien que c’est au bout de trois cents pages que j’ai réalisé que j’étais en train de lire un roman qui contenait tout ce qui commence à me hérisser sérieusement en fantasy à savoir en vrac : la prophétie sur l’élu qui va sauver le monde, l’arme magique de la mort qui tue, les héros dotés de talents exceptionnels et hors du commun dès le départ, la quête, et bizarrement, je ne m’en suis pas rendue compte du tout et j’ai tout lu d’une traite sans m’arrêter. Tout est passé sans que je tique une seule fois, tellement j’étais prise dans le récit, l’univers cohérent et bien pensé, et les personnages dont l’histoire s’avère passionnante ainsi que leurs évolutions personnelles et auxquels je me suis beaucoup attachée.

Oui, je peux dire que c’est bien, c’est même prenant.

Le roman pose également entre autres la question de faut-il attendre le Sauveur sans rien faire pour changer les choses ou tenter à son modeste niveau de rendre le monde meilleurs ? Chacun des personnages principaux ou non y répond en fonction de leurs caractères (très bien fouillés par ailleurs) et de leurs passifs.

En soi, ce premier tome réussi l’exploit de présenter un univers riche et bien décrit mais également de ne pas s’enliser dans le travers des premiers tomes à savoir, faire de l’introduction de personnages, de contextes et d’intrigues et seulement de l’introduction laissant au 2ème tome le loisir d’entrer véritablement dans l’histoire.

Une bonne très, très bonne surprise pour ma part.

Il y a une suite ?

A la base c’était une trilogie mais qui finalement comptera 6-7 tomes. Le tome 2 est traduit, le 3ème vient de paraître en V.O et les autres ne sont pas encore écrits. J’ai vraiment envie de savoir ce qui va se passer après donc, le tome 2 est dans ma PAL.

Quelle note ?

4/5

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Elemental Masters

Elemental Masters

De quoi ça parle ?

En 1909 en Angleterre être une femme médecin et chirurgien n’est pas facile. Quand en plus, on a un père anglais et une mère indienne (Inde), c’est pousser la difficulté encore plus loin. Mais Maya Whiterspoon ne compte pas se laisser abattre pour autant. Et pour faire encore plus facile, elle a également quelques talents magiques hérités de sa maman. Cependant, elle attire l’attention sur elle des Maîtres Elémentalistes de Londres et est poursuivie par un mystérieux ennemi magicien qui semble lui en vouloir personnellement.

Pourquoi ce livre ?

J’aime bien Mercedes Lackey. Je garde un bon souvenir de son cycle des Hérauts de Valdemar (réédité chez Milady mais avec encore des inédits non traduits). Donc, je voulais voir ce qu’elle écrivait d’autre.

Est-ce que c’est bien ?

Ce n’est pas la lecture de l’année c’est sûr. Mais sans être transcendant, c’est plutôt agréable à lire et les personnages sont tout de suite intéressants. On voit venir la romance de loin entre Peter et Maya et le côté magie exotique indienne marche plutôt bien. Ensuite, il y a des longueurs et des passages dont on se demande ce qu’ils apportent réellement de plus dans le récit. Mais même si le livre s’inscrit dans un cycle, l’histoire est complète et ne demande pas à avoir les tomes suivants pour en connaître la fin.

C’est en V.O mais c’est compliqué à comprendre ou non ?

A mon humble niveau, je n’ai pas eu de problème particulier.

Lire les autres volumes ou non ?

Peut-être mais ce n’est pas une priorité. Je n’ai pas détesté le premier alors les autres devraient être sympathiques aussi.

Quelle note ?

3/5

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Sianim

Sianim

Avant de faire dans le loup-garou sexy et les mécaniciennes changeuse (spécialité coyote), Patricia Briggs se démenait au tout début dans le genre fantasy traditionnelle mais déjà l’idée de changeformes était en place.

Aralorn, une mercenaire spécialisée dans l’espionnage, a reçu pour mission d’infiltrer le palais de l’ae’magi (sorte de mage surpuissant tenu pour un quasi saint par tous). Or celui-ci, n’est pas du tout ce qu’il paraît être (il tremperait plutôt dans la magie noire assez sanglante et malsaine). Pour l’empêcher de devenir maître du monde (je schématise mais c’est un peu l’idée), il ne semble pas y avoir grand monde. Aralorn aidé par Loup un mystérieux mage masqué parviendra t-elle à sauver le monde ?

Pour un premier roman, ce n’est pas mal du tout. Les caractères sont plutôt bien campés. Il y a ce qu’il faut d’action, de romance, d’humour, de magie et de tension dramatique pour tenir le lecteur accroché. Maintenant, le sorcier mégalo un peu voire beaucoup psychotique (tendance tueur en série), c’est du déjà vu. Et bien entendu que ferait les personnages sans le très puissant et rare artefact magique (dont n’importe quel lecteur un tant soit peu attentif en devine l’importance avant l’héroïne). Cela dit, j’y ai retrouvé la patte de l’auteur que j’aime et qui fait que je peux passer outre ces détails. Donc du classique mais de l’efficace et plutôt bien amené. Patricia Briggs a depuis développé cet univers ce qui fait que j’y retournerai avec plaisir.

 

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La trilogie de l'héritage

Chimère — — N.K Jemisinlitterature de l'imaginairelitterature americaine
La trilogie de l'héritage

Enfin, j’ai pu lire le deuxième tome de la Trilogie de l’Héritage. Et comme, le premier était quand même loin dans ma mémoire de poisson rouge, le démarrage a été un peu long (note à moi-même : ne pas avoir un temps de latence aussi long qu’un an pour le troisième tome). Il faut dire que l’écriture elliptique n’aide pas non plus. Il m’a fallu du temps pour raccrocher les wagons et me souvenir de qui était qui.

 

J’ai l’air de ne pas avoir aimé ce livre mais en fait non, j’ai adoré, peut-être même plus que le premier.

Comme précédemment, il s’agit d’une histoire complète qui prend place dix ans après la fin des événements du volet précédent mais avec un changement de narratrice. Cette fois ci, c’est Orie qui nous raconte son histoire. Orie vit à Ombre la cité qui vit entre les racines de l’arbre géant et sous son ombre. A Ombre humains et dieux se côtoient. Orie est aveugle mais peut voir les génitures ces enfants des dieux et la magie. L’histoire commence avec l’assassinat d’une géniture déesse de guérison et qui officiait comme rebouteuse dans un des quartiers de la ville. Ce meurtre va entraîner Orie dans les méandres de sombres complots dont elle devient l’objet de convoitise principal. Pourquoi ? Qui est Brillant cet homme qui n’est pas un dieu mais a en les pouvoirs qu’elle a recueilli ? Les réponses

L’auteur nous plonge directement au cœur de son récit et de son univers sans rien en dire de précis, sans réel repère. Puis par petites touches, elle distille les informations et peu à peu le motif se révèle. Elle enrichi encore plus son univers et sa mythologie (c’est le cas de le dire) en approfondissant les thèmes déjà évoqués et en ajoutant de nouveaux. Elle a une manière bien à elle pour vous accrocher au récit à laquelle j’adhère totalement. Une fois passé, les soucis de remettre les pièces précédentes dans l’ordre, il m’a été impossible de lâcher le livre avant la fin (et quelle fin si douce-amère, mon petit cœur en est encore tout ému et mes yeux mouillés).

 

Là c’est obligé, le dernier tome ne trainera pas si longtemps sur ma table de chevet.

 

Et puis vous qui passez par-là, n’hésitez pas, le premier tome vient de sortir en poche.

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Living with the Dead

Living with the Dead

« Tuer ensemble, ça soude un couple. »

Zombie thérapie - Jesse Petersen

Avant l’épidémie de zombies, Sarah et David étaient au bord du divorce. Mais rien de tel que de devoir tuer sa thérapeute conjugale zombifiée plus quelques amis malheureusement contaminés pour ressouder un couple. Ça et la fuite sur les routes à la recherche d’un éventuel refuge. On devient vite un expert dans l’art d’exterminer les morts-vivants et celui de la débrouille à ce compte-là.

Si vous voulez vous faire peur, ce livre n’est pas pour vous. Par contre, si vous voulez passer un bon moment et éventuellement vous amuser un peu sur un thème qui a plutôt vocation à terrifier, c’est le livre qu’il vous faut. Il ne vous aidera probablement pas à résoudre vos problèmes relationnels avec votre conjoint (forcément, les zombies ça ne court pas les rues) mais il fera son office de divertissement sympathique et rigolo. Je ne suis pas fan du mort vivant en général et j’ai déjà dû en parler quelque part. Donc ce type de récit un peu en décalage, est plus susceptible de me plaire que de l’horreur classique.

 

« N’oubliez pas les mots magiques :
 Est-ce que tu veux bien buter ce zombie, s’il te plaît, chéri ? Je suis à court de munitions. »

Zombie thérapie - Jesse Petersen

Et même si le zombie de Jesse Petersen ne s’éloigne pas de la représentation traditionnelle, le principal réside dans les relations entre Sarah et David, qui en adaptant à la sauce « mort aux morts vivants » les conseils couramment donnés pour aider un couple en crise parviendront à se sortir de tous les dangers et à opter pour une nouvelle carrière professionnelle : exterminateur de zombies. Ces mêmes conseils (dont certains sont cités en extrait dans ce billet) forment les titres de chapitre ce qui ajoute un peu plus d’humour au récit.

 

Trouvez des moyens créatifs de vous amuser ensemble. Le pillage, par exemple, est une activité largement sous-estimée.

Zombie thérapie - Jesse Petersen

J’ai apprécié que même si l’histoire est somme toute légère, le contexte ne soit pas seulement un prétexte. On aurait pu croire, que cette histoire de contamination s’arrête par une sorte de miracle et que la vie reprenne comme avant avec notre couple vivant d’amour et d’eau fraîche dans un monde merveilleux où toute menace zombiesque aurait été éradiquée. Mais non, c’est toujours dans un monde apocalyptique que vont vivre d’amour et d’eau fraiche (enfin surtout de munitions et lames aiguisés) David et Sarah avec d’autres aventures prometteuses. S’agissant d’un premier tome, il donne forcément envie de connaître la suite. C’est l’idéal pour une lecture détente. Sur ce je vous laisse sur ces bonnes paroles :

Les hommes viennent de mars.
Les zombies viennent de l’enfer.

Zombie thérapie - Jesse Petersen

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