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Au Fil des Pages

Au Fil des Pages

De la lecture au fil des jours...

Catégorie : Litterature Francophone

Monstres en séries

Chimère — — Amandine PriéJoël Bassagetessaislitterature francophone
Monstres en séries

 

De quoi ça parle ?

De monstres et de séries télé. Je suis super explicite aujourd’hui.

Pourquoi ce livre ?

Il était dans ma lettre au Père Noël car le thème me plaisait et je l’ai donc trouvé sous mon sapin.

Est-ce que c’est bien ?

Lu d’une traite et avec enthousiasme. Du fantôme au zombie en passant par le vampire, le loup-garou, les créatures mythologiques, les robots, les extraterrestres, et même le monstre à visage humain, rien n’est oublié de leurs évolutions et la façon dont ils sont représentés dans les fictions télévisées. J’aime d’autant cette lecture, qu’il y a quasiment une référence à Buffy environ tous les chapitres. Tant et si bien, que j’ai été tentée pendant toute ma lecture de me jeter sur mon intégrale de la série pour me faire un marathon intensif. Je me suis retenue mais ce fut difficile. Agrémenté d’iconographies en rapport accompagnées de légendes souvent marrantes, (j’aime beaucoup la réflexion posée sur cette photo du livre Hamlet de Shakespeare traduit en Klingon) ce livre est comme d’habitude dans cette collection des éditions Les Moutons Electriques à la fois un bel objet et un texte vraiment intéressant et instructif donnant matière à réflexion en tout cas. A tenter si vous êtes sériephiles.

Un extrait ?

Les monstres ne vivent plus au fond d’un placard dans une chambre d’enfant. S’ils ont depuis longtemps investi les studios d’Hollywood, ils n’ont pas pour autant déserté nos foyers : depuis l’avènement de la télévision commerciale, au milieu du siècle dernier, ces créatures de tout poil squattent le petit écran et suscitent des réactions contradictoires mais rarement indifférentes. Car le monstre est avant tout cet être qui s’écarte de la « norme », qui fait rire ou nous inquiète, qui nous fascine et nous terrorise, menace l’humanité, révèle sa fragilité. Le monstre nous fait homme et trimballe avec lui son propre regard sur nos contradictions, nos erreurs et nos zones d’ombre, nous poussant à redéfinir sans cesse ce qui finalement nous distingue de lui.

Créatures ! Les monstres des séries télé - Amandine Prié, Joël Bassaget

Quelle note ?

4/5

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Dans le genre surréaliste

Chimère — — Julien Campredonlitterature francophone
Dans le genre surréaliste

 

De quoi ça parle ?

D’une attaque de dauphins tueurs, d’un livre à infuser, de pactes avec le diable bizarres, de Michel, d’un sorcier exorciste au prise avec un fantôme bétonneur, bref tout est normal.

Pourquoi ce livre ?

Parce que voilà depuis Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes, Julien Campredon est sur ma liste d’auteurs à lire.

Est-ce que c’est bien ?

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’univers des deux dernières nouvelles mais les précédentes valent vraiment le détour et je me suis régalée à retrouver le côté complètement surréaliste et abracadanbratesque des histoires proposées. J’ai adoré le coup du livre uruguayen qu’il faut faire infuser pour obtenir une bibliothèque de 423 livres reliés cuir et ça m’a presque fait espéré qu’un jour moi aussi, je pourrai tomber sur ce genre d’ouvrage sauf pour la partie maçonnerie qui n’est pas si fabuleuse que ça. Ce recueil a ses pépites et quelques trucs moins fabuleux néanmoins, mais probablement parce que je n’y ai pas trouvé d’accroche avec les personnages et les situations.

Quelle note ?

3,5/5

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Un vol, deux clés, deux suspects ou pas...

Un vol, deux clés, deux suspects ou pas...

De quoi ça parle ?

D’un cambriolage. Plus de 300000 francs qui se volatilisent d’un coffre d’une banque. La serrure n’a pas été forcée et seules deux personnes en possédaient la clef et la combinaison : le banquier Fauvel et son caissier principal Prosper Bertomy qui est aussitôt accusé (à tort bien évidemment). Mais ce vol ne cacherait-il pas un crime bien plus grave ?

Pourquoi ce livre ?

Parce que, j’aime beaucoup Emile Gaboriau depuis L’affaire Lerouge. Son détective, l’agent de la Sureté Monsieur Lecoq véritable caméléon, redoutable d’intelligence qu’il met au service de la justice est un personnage qui ne s’oublie pas et sera précurseur de beaucoup d’autres y compris outre-manche.

Est-ce que c’est bien ?

Ben oui, ça l’est. D’abord, on nous sert une intrigue des plus savoureuses et des plus compliqués avec des personnages embourbés dans un sacré sac de nœuds. Certes, j’ai eu de gros soupçons sur un certain personnage qui se sont avérés exacts mais je n’avais absolument pas prévu la machination crapuleuse et criminelle qui était bien cachée par ce coupable somme toute évident. Mes neurones ont pas mal chauffés avec les indices laissés ici et là et la révélation de toute l’affaire est vraiment passionnante. Malgré quelques dialogues un peu datés, l’écriture passe très bien et le récit aurait même pu être écrit de nos jours, il n’aurait pas démérité. Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les secrets de famille sont tout de même de bons ingrédients pour concocter des énigmes policières des plus tordues et fascinantes

Un extrait ?

– Est-ce possible ! murmurait le caissier dont toutes les idées étaient bouleversées, est-ce possible !
– Quoi ?
– Tout ce que vous venez de m’apprendre.
M. Verduret bondit en homme peu habitué à voir ses auditeurs douter de la sûreté de ses informations.
– Si c’est possible ! s’écria-t-il, mais c’est la vérité même, la vérité prise sur le fait et exposée toute palpitante.
– Quoi ! de telles choses peuvent se passer à Paris, au milieu de nous, sans que…
– Parbleu ! interrompit le gros homme, vous êtes jeune, mon camarade ! il s’en passe bien d’autres… et vous ne vous en doutez guère. Vous ne croyez, vous, qu’aux horreurs de la cour d’assises. Peuh ! on ne voit au grand jour de la Gazette des Tribunaux que les mélodrames sanglants de la vie, et les acteurs, d’immondes scélérats, sont lâches comme le couteau ou bêtes comme le poison qu’ils emploient. C’est dans l’ombre des familles, souvent à l’abri du code que s’agite le drame vrai, le drame poignant de notre époque ; les traîtres y ont des gants, les coquins s’y drapent de considération, et les victimes meurent désespérées, le sourire aux lèvres… Mais c’est banal, ce que je vous dis là, et vous vous étonnez…

Le dossier 113 - Emile Gaboriau

Il y a une suite ?

D’autres enquêtes de Lecoq existent et je compte bien en lire le maximum.

Quelle note ?

4/5

 

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C'est le plus grand des voleurs (air connu)

C'est le plus grand des voleurs (air connu)

Arsène Lupin ! Non mais qui ne connaît pas ce personnage mythique créé par Maurice Leblanc, ce génial cambrioleur roi du déguisement, aux exploits plus incroyables les uns que les autres, suscitant l’effroi et l’admiration, ayant toujours un coup d’avance sur la police, mythique je vous dis voire légendaire (les fans d’How I met your mother, savent de quoi je parle).

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur présente le personnage et regroupe quelques nouvelles racontant les aventures et exploits de ce voleur hors du commun. Rien que la première histoire racontant l’arrestation et l’évasion d’Arsène Lupin est un vrai petit bijou où l’on est de toute façon du côté du voleur aux dépens du gendarme et où il est impossible de ne pas jubiler devant les coups tordus imaginé par ce cher Arsène qui va même jusqu’à organiser un cambriolage de haut vol depuis sa cellule. C’est drôle, avec un sens du suspens et du retournement de situation, et j’ai adoré. Les récits suivants sont plus ou moins aussi aboutis, mais tout aussi intéressant et la dernière nouvelle boucle la boucle puisqu’elle renvoie au début.

 

La relecture a été une très bonne surprise dans le sens, où la première découverte remonte à loin dans le passé et où ne me souvenant plus de tous les détails j’avais l’impression de lire de l’inédit. Et puis le style n’a pas pris une ride, sauf pour quelques dialogues qui font un peu datés, ce qui rend la lecture encore plus agréable.

 

Donc, là je suis remontée à bloc pour les lire les autres aventures du gentleman cambrioleur. Si vous ne connaissez pas, foncez sans hésitation.

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Les aventures de Guilhem d'Ussel chevalier troubadour

Chimère — — Jean d'Aillonpolicierlitterature francophone
Les aventures de Guilhem d'Ussel chevalier troubadour

 

Note de l’éditeur :

1198. Enlevé par des inconnus, Roncelin vicomte de Marseille a disparu. Sept compagnons partent à sa recherche. Parmi eux, Hugues de Fer ancien croisé, le médecin Averroes (de son vrai nom Ibn Rushd), un frère et une sœur saltimbanques romains et le meilleur archer d’Angleterre Robert de Locksley… A leur tête Guilhem d’Ussel joueur de vielle et fine lame. Mais dans cette équipée, certains semblent être animés de toute autres desseins…Quelles sont les véritables raisons de leur venue à Marseille ? Quel est le rôle des consuls de la ville ? Pourquoi ces écorcheurs qui rôdent dans les campagnes ? La riche ville phocéenne attire bien des convoitises, à commencer par celle du pape Innocent III…

Dans une ambiance du contexte médiéval de l’époque très bien rendu, l’histoire parvient à rester captivante. On suit avec plaisir les actions des personnages, et leurs motivations parfois conflictuelles les unes envers les autres. Car tout le monde ou presque a des choses à cacher à ses compagnons de route. Qui sont réellement ces jongleurs romains ? Que vient réellement faire Guilhem d’Ussel dans cette affaire ? Y a-t-il des traîtres parmi eux ?

De fait, la tension monte et plus le plan d’évasion d’origine semble compromis et amène à en improviser d’autres pas toujours heureux, plus j’ai vite tourné les pages pour savoir. Il y a plusieurs énigmes policières dans ce roman ce qui ajoute du potentiel dans la liste des coupables, mais même si mes suspects personnels étaient les bons au final, j’ai passé un bon moment grâce aux doubles jeux des personnages, leurs personnalités et les retournements de situation qui s’enchaînent sans temps mort. Du coup, ma curiosité est piquée et je me lancerai avec plaisir les routes avec Guilhem singulier personnage dont j’apprécie le sens pragmatique et l’esprit affuté.

Seul petit bémol, ma lecture a été gênée par la répétition des mêmes informations sur les personnages ou sur les événements qui conduisent à cette expédition de secours. Au tout début, on nous présente les personnages : qui ils sont, d’où ils viennent, quels secrets ils cachent ou pas et puis ces mêmes informations sont ressortis à chaque fois que les dits héros se rencontrent les uns, les autres, une fois, deux fois, trois fois, pareil pour le récit de l’enlèvement et des meurtres qui l’ont accompagné. C’est énervant et ça alourdit inutilement le récit. Mais passé outre ces détails, je suis entrée de plein pied dans un univers très bien décrit et documenté et une histoire passionnante à suivre.

L’auteur a eu la bonne idée de démêler le fictionnel du réel dans une petite postface ce qui se révèle une bonne idée pour se donner envie de découvrir un peu mieux cette période de l’histoire.

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Quand le roman policier rencontre l'histoire

Chimère — — littérature francophoneessais
Quand le roman policier rencontre l'histoire

Quand j’ai vu le livre sur le rayon consacré aux policiers à la bibliothèque, je m’en suis saisie rapidement. Un essai sur un de mes genres de prédilection, pensez donc ! Impossible de laisser passer ça. Et j’ai eu raison. Parce que j’ai dévoré l’ouvrage en très peu de temps et je songe même à me l’offrir (peut-être s’il sort en version poche).

 

La première partie aborde le genre proprement dit : qui en écrit et pourquoi, comment le genre est-il perçu, quels sont les points communs de ces nouveaux détectives, quels sont les secrets de fabrication d’un polar historique et d’autres questions passionnantes avec les réponses d’auteurs, de critiques, de lecteurs lambdas, ou de directeurs de collections.

 

La seconde partie se centre sur le genre par rapport à la discipline historique. A quel point ces romans sont-ils justes par rapport aux époques traitées, pourquoi faire sciemment des anachronismes, quels points communs peuvent avoir l’historien et le détective ?

 

Si on ajoute à cela une liste non exhaustive de 125 titres histoire de plomber encore plus sa petite liste à lire, des adresses de sites à consulter, plus d’autres ouvrages bibliographiques, le tout est donc très complet et m’a donné envie de redonner leurs chances à quelques séries dont je n’étais pas forcément convaincue de leurs intérêts.

 

Seul truc qui gêne, les révélations de certaines fins de ces romans notamment les noms des coupables ou des révélations sur le héros qui vont forcément gâcher la lecture de celui qui n’a pas lu les livres concernés (Maisie Dobbs, L’aliéniste et l’Ange des ténèbres notamment). Sans doute, les auteurs ont-ils pensés que leurs lecteurs avaient lu l’intégralité de la production avant de les lire eux. C’est dommage mais cela ne gâche pas pour autant le travail vraiment bien pensé et passionnant à lire.

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Une femme vivant de sa plume au moyen âge

Chimère — — essaislitterature francophone
 Une femme vivant de sa plume au moyen âge

Première femme de lettres ayant vécu de sa plume Christine de Pizan (1363-1430) fille d’un médecin italien du roi de France Charles V entra dans l’histoire lorsqu’à 22 ans, devenue subitement veuve et sans ressources avec ses trois enfants à charge, elle décida d’assumer un métier d’homme et de se consacrer à l’écriture plutôt que d’entrer au couvent ou de se remarier (Note de l’Editeur)

Parfois, les biographies permettent de faire des découvertes intéressantes. Christine de Pizan, je connaissais la poétesse et quelques uns de ses poèmes que j’ai lu (si ! si ! je vous assure) mais j’ignorai totalement qu’elle s’était essayée à plusieurs genres littéraires de son époque (jusqu’à un traité de l’art des tournois) ni qu’elle dirigeait probablement un atelier d’écriture et d’enluminure pour l’édition de luxe de ses œuvres et qu’elle en vivait de façon relativement confortable. L’auteur offre également une idée du contexte politique, social et économique dans lequel a évolué Christine ce qui permet de se faire une idée du personnage et de ses œuvres.

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